Peine perdue – Justiciant.e.s et justicié.e.s à l’épreuve de l’audience correctionnelle

Peine perdue – Justiciant.e.s et justicié.e.s à l’épreuve de l’audience correctionnelle

L’IRASCible n°7 – Revue de l’Institut Rhône-Alpin de Sciences Criminelles

504 pages : 38,50 € – ISBN : 979-10-90293-50-2 – Distribution : L’Harmattan

Cette septième livraison de l’IRASCible gravite autour d’un lieu d’observation singulier : la salle des audiences correctionnelles. Un magistrat, un avocat, des chercheur.e.s, juristes et philosophes, ont accepté de porter leur regard sur cet objet particulier et de livrer ici leurs impressions.

L’audience est d’abord approchée au moyen d’un questionnaire, élaboré afin d’être au plus près de ce que peut exprimer le justiciable qui vient de faire l’épreuve de la justice correctionnelle. Ce qu’il en dit interpelle les contributeurs de ce numéro, alors même qu’ils sont familiers de l’institution judiciaire.

L’exploitation des données accumulées dans les 244 questionnaires recueillis entre 2012 et 2015 ne constitue toutefois qu’une partie du travail collectif entrepris pour cerner l’audience correctionnelle. Ici, une auteure mène l’enquête pour savoir ce que les enquêteurs et les enquêtrices ont éprouvé en interrogeant les justiciables. Là, une autre porte les voix et les mémoires d’outre-prison, faisant écho aux propos d’un Blanqui noir surgissant d’un ailleurs si proche de nous. Ici un autre philosophe dissèque l’expérience de la probation.

Par un jeu de miroirs réfléchissant(s), l’audience se donne ainsi à voir telle une forme-objet qui se répète à l’identique, à mesure que l’on change d’échelle. En zoomant sur une partie de la figure, on la découvre reproduite à l’infini, à la manière d’une fractale. Ce septième numéro forme alors le tableau impression-niste et composite d’un lieu à partir duquel nous avons encore voulu :

– Donner à voir une audience, sise devant un tribunal correctionnel du sud-est de la France.

– Donner à voir ce qu’on ne voit pas, dans ces espaces que le justiciable est amené à parcourir et pour lesquels il endosse successivement les habits du prévenu-justiciant, du condamné-justicié et parfois, du justicié-probationnaire.

– Donner à voir autant que faire se peut, pour donner à penser autant que possible.

– Donner à voir, pour penser autrement ce que l’on nomme, avec une facilité aussi désarmante que déconcertante, Justice.

Avec des contributions de : Aurélie Aumaître, Bernard Azéma, Alain Brossat, Margaux Coquet, Jérôme Ferrand, Sylvain Gauché, Capucine Jacquin-Ravot, Alexandra Ortega, Olivier Razac, Vaïté Redolat, Ségolène Simonnet, Estelle Prost, Ségolène Arioli, Guillaume Hartemann-Piollet et Mathilde Regad.

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